Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
ENFIN LE BLOG TRAIL D'ALBAN !

ENFIN LE BLOG TRAIL D'ALBAN !

SwissPeaks 360 : Le doublé !!

Enfin Le Blog Trail d'Alban —

Un parcours inédit pour cette année inédite: départ du glacier d’Aletsch et arrivée au Lac Léman, soit 315km, 23000m de d+ et 24000m de d- 

Avec l’annulation de la majorité des événements Trail dans le monde entier, le SwissPeaks Trail est l’un des trails les plus longs et difficiles au monde en 2020. La traversée du Valais offre des paysages alpins uniques en son genre, avec une quarantaine de sommets de plus de 4000m. Et vu le peu de sorties longues engrangées cette année, ce sera largement suffisant pour vivre pleinement cette traversée fantastique !!

SwissPeaks 360 : Le doublé !!
SwissPeaks 360 : Le doublé !!

C'est déjà une réussite d'arriver sur le lieu du départ, incertitude liée au covid, journée de transport à rallonge avec enchainement voiture-navette-train-train-téléphérique. Arrivé dans le centre sportif de Bettmeralp, tout le monde est déjà fatigué avant de s'élancer à minuit. C'est pas la meilleure idée de l'année de partir le jour même en pleine nuit à 2000m après une journée de transport éprouvante...

D'autant plus qu'à minuit, il commence à pleuvoir, la neige a fait son apparition les jours précédents et le froid est bien revigorant. Au moins on est plongé directement dans l'ambiance. Et on attaque par 1400m de d-

ambiance hivernale à J-1 (photos capturées la veille par 1 coureur)
ambiance hivernale à J-1 (photos capturées la veille par 1 coureur)

ambiance hivernale à J-1 (photos capturées la veille par 1 coureur)

Et donc à minuit pile, c'est parti pour 4 jours, minimum, 4 jours d'émotions intenses, avec comme unique objectif d'arriver au Lac Léman.

Ça part assez vite, tout le monde est frais pour la grosse descente, ça relance, un peu fort à mon goût ! Effectivement à Brig km17.5, 1er ravito, certains sont déjà assis pour récupérer...

Le rythme ne se relâche pas dans la montée suivante, quelques erreurs de parcours fautes d'inattention, direction le Nanzlicke, 2600m, ça caille je ne m'arrête pas ou très peu, juste pour enfiler les gants et la goretex pour la traversée et le passage enneigés du col, il va déjà bientôt faire jour, je suis dans la descente vers Eisten, 1ère de 4 Base de Vie que je rejoins à 10h00, vivement que le soleil nous réchauffe pour retrouver des sensations qui sont pas au top pour le moment.

Je demande au PC course quand est-ce que le dossard 93 est reparti de la BV, c'est Matt que j'ai pas rejoins depuis le départ, "il va falloir accélérer un peu si vous voulez le rejoindre, il est reparti il y a plus de 2h"  surprise

...Alors... soit je suis à la ramasse de chez ramasse, soit il va exploser en plein vol façon 14 juillet, soit il fait la course de sa vie. Il s'avèrera que la 3è option était la bonne !!

Je repars tranquillement, je sais que la 2è nuit à venir va être compliquée, je décide de gérer en fonction de la forme de l'instant, finies les prévisions horaires, j'avance et profite quand tout va bien, je prends mon mal en patience, littéralement, quand la machine se grippe, bref je relativise, je sais de toute façon que je suis pas dans les meilleurs dispositions cette année, donc je veux avant tout me faire plaisir, partager des bons moments avec les collègues, d'autant plus que la météo va être parfaite ces prochains jours !

 

C'est parti pour une journée fantastique, une journée splendide en haute montagne, une journée bien coriace aussi : 50km et 4800m de d+, 3 cols en partie enneigés, à couper le souffle, c'est éblouissant !

SwissPeaks 360 : Le doublé !!
SwissPeaks 360 : Le doublé !!SwissPeaks 360 : Le doublé !!
SwissPeaks 360 : Le doublé !!SwissPeaks 360 : Le doublé !!

J'arrive en fin de journée / début de nuit à Mottec après en avoir pris plein les mirettes et pleins les cuisses, trop bien ! Les ravitaillements sont au top, les bénévoles adorables, l'ambiance parfaite, que de progrès depuis la première édition en 2018 !

La fatigue est là, vivement la 2è BV... seulement voilà pour y arriver, il faut se taper + de 7km en forêt de nuit, entre Mottec et Grimentz, c'est interminable, l'impression de ne jamais sortir de cette piste infernale, de revoir les mêmes arbres, d'avoir l'impression d'être déjà passé par là au moins une dizaine de fois, j'appelle même le PC course à 3h46 du mat', persuadé d'avoir dépassé la BV... mais non ! je suis à 2 minutes, ouf' !

Repos bien mérité, changement de frontale, de vêtements, alimentation, et un petit dodo avant de repartir de jour et tourner mentalement la section parcourue.

Je vais attaquer une des nouveautés de cette année, le col et la cabane des becs de Bossons à 2973m, c'est tout simplement magnifique, la montée est longue, d'abord en forêt, puis on retrouve les montagnes resplendissantes, la neige, il fait grand soleil, je profite pleinement et je me dis quel bonheur d'être là tout simplement. Faire la pause petit dèj / tartines confitures charcut' sur la terrasse de cette cabane qui domine à 360° est tout bonnement  du pur bonheur !!

SwissPeaks 360 : Le doublé !!
SwissPeaks 360 : Le doublé !!
SwissPeaks 360 : Le doublé !!

Quel regret de devoir partir! D'autant plus que le début de la descente ressemble à un épisode d'Holliday on ice et requiert un peu d'attention ! La suite se fait dans des paysages de hautes montagnes de toute beauté, c'est roulant, je peux relâcher l’attention et profiter pleinement du décor ! Petite pause à Evolene avant d'attaquer la longue, très longue et fastueuse ascension du col de la Meina, mes souvenirs de 2018 resurgissent, j'avais oublié combien la patience était requise pour atteindre ce col du bout du monde ! J'y arrive en fin de journée, déjà, je prends quelques minutes au col, point de jonction de 2 vallées à couper le souffle. La lumière tire bientôt sur le orange puis sur le rose tandis que le soleil se couche. Les reflets sur les parois montagneuses sont irréelles, quel coucher de soleil incroyable !

SwissPeaks 360 : Le doublé !!
SwissPeaks 360 : Le doublé !!
SwissPeaks 360 : Le doublé !!
SwissPeaks 360 : Le doublé !!

J'arrive au barrage de la Grande Dixence à 19h17, mêmes rituels, et je repars de nuit pour une partie que j'avais faite de jour il y a 2 ans. C'est le leitmotiv de cette année, je parcours de jour ce que j'avais parcouru de nuit en 2018 et inversement, ce qui me fait vivre ce parcours sous des moments, des ambiances très différentes et donc c'est vraiment très agréable. La nuit est fraiche mais sans vent, parfaitement dégagée, sous la quasi pleine lune et les étoiles, j'éteins parfois la frontale pour ressentir encore plus fortement l'atmosphère, l'environnement minéral et me laisser envelopper par elle.

Je suis en forme, je monte bien toute la nuit, col de Prafleuri (2985m), col de Louvie (2888m), c'est raide mais je garde le rythme, la traversée de Grand Désert qui était un de mes passages préféré en 2018 l'est un peu moins cette année de nuit ! Je me prends les pieds dans les énormes pierriers gros comme des voitures recouverts de neige en plein regel nocturne, c'est hyper casse-gueule, glacé complètement par endroit, ça masquent des trous profonds et pas accueillants du tout, bref je suis sous tension pendant 20 minutes pour pas tomber. S'en suit une très longue traversée descendante mais très technique, "incourable", en balcon, surplombante, pour rejoindre les hauteurs du Lac de Louvie.

Enfin le lac est en vue en contrebas, c'est moins difficile et c'est donc parti pour une grande et longue longue très longue descente jusqu'à Plampro. Arrêt raclette(s) au ravito, je m'allonge 5 minutes en fermant les yeux sans dormir juste pour soulager le dos et faire tomber l'attention, la tension, respirer calmement, bref 5 minutes de détente... et de digestion ! C'est toujours la nuit je repars avec un petit groupe à l'assaut de la cabane Brunet, 750m de d+, je suis moins en forme dans cette montée qu'en 2018, l'aube naissante fait naitre aussi un début de fatigue en moi, logique après avoir bien crapahuté toute la nuit !

Ça y est, le jour apparait, nouvelle journée sur la SwissPeaks ! Quel pied ! Quelle folie !!

La montée à la cabane de Mille se fait entre ombres et soleil, entre chaud et froid. Je vacille aussi, entre forme et fatigue. A 10h20, je me pose enfin sur l'un des spots les plus merveilleux de cette traversée, la cabane de Mille, chaise longue, à nouveau raclettes à gogo, paysages à couper le souffle. Le soleil commence à chauffer juste ce qu'il faut, les montagnes de 4000m sont partout, ça fait un bien fou aux mirettes après avoir été concentré toute la nuit avec le bout de ma frontale comme seul horizon.

SwissPeaks 360 : Le doublé !!
SwissPeaks 360 : Le doublé !!

Je vais alors connaitre ma plus grosse défaillance de cette aventure, oui, ici, dans la descente de la cabane de Mille, d'abord sur le sentier en traversée pourtant somptueux, puis dans toute la descente, je suis obligé de m'arrêter, de m'assoir au bord du chemin, plus d'énergie, coupure centrale, je m'y attendais pas, me voilà au fond du trou.

Mal aux cuisses, mal au ventre, mal au dos, comme épuisé, c'est quand même pas la raclette qui passe pas? Je m'allonge, je me relève, ça va pas. Je me pose mille questions, commence à tout voir en noir, à fulminer, quel comble, au milieu de ce paysage de carte postal !

C'est donc péniblement que j'en termine avec cette descente, alors que m'attends la terrible montée de 850m de d+ vers Champex-Lac ! Heureusement je retrouve de la compagnie avec un belge et un ariégeois, les discussions vont bon train et font passer ma grosse défaillance. A 3 on va se remonter le moral et se relayer pour ne rien lâcher dans cette succession d'énormes pentes à 15% sous le soleil. C'est terrible, mais on fini par envoyer un gros rythme et en 1h45 on parvient à la Base Vie, beaucoup plus loin que prévue en distance !

Il est 16h10, je vais dormir pour récupérer de mes émotions, masque pour les yeux, bouchons d'oreille, pas de réveil, il faut que je récupère ! Ouf ça va beaucoup mieux, et il fait encore jour, 2ème soulagement ! Je remange encore, change toutes mes affaires, chaussures comprises, pendant que j'entends à la table derrière moi Patrick Bohard raconter son exploit du week-end dernier (record du monde de d+ en 24h qui sera battu peu de temps après). Je le félicite car faire 17130m de d+ en 24h c'est juste ouf' !!

Je repars tout frais pour une nouvelle merveille de cette Swisspeaks, la montée à la fenêtre d'Arpette, une montée que j'adore, dans les blocs, pose de mains, pas de chemins, c'est du pentu technique, j'ai à nouveau le sourire aux lèvres. J'atteins le minuscule col, c'est pas une fenêtre, c'est trou d'aiguille, coucher de soleil à nouveau, émerveillement à nouveau, je pourrais m'en lasser mais c'est impossible, je suis à 2665m et c'est tellement beau, c'est remarquable. Toutes les teintes, tous les reflets du soleil y passent, orange, rouge, rose, un festival de couleurs s'impriment sur mes rétines, un tableau vivant !

SwissPeaks 360 : Le doublé !!
SwissPeaks 360 : Le doublé !!
SwissPeaks 360 : Le doublé !!

Les photographes de la course viennent d'arriver aussi et s'en donnent à cœur joie, ils en profite aussi pour me filmer et me faire passer un petit quiz de 10 questions pour vérifier ma lucidité, "raclette ou fondue ? " "voyages ou compétitions ?" "génépi ou abricotine ?" "gruyère ou emmental?" ect, ect ! je me prête au jeu et je ne tombe pas dans tous les affreux pièges helvètes tendus, défend fièrement mon pays, même si, j'en conviens, en matière de paysages, la Suisse se défend pas trop mal.

J'attaque fort le début de descente très technique en profitant des dernières lueurs du jour, avançant le plus loin possible pour en profiter, avant de rallumer la frontale, il est 20h30, déjà la nuit fait son apparition, encore une très belle nuit s'annonce.

Trient, descente abrupte dans les gorges mystérieuses de Tête Noire, remontée hyper pentue sur des singles escarpés vers Finhaut, il n'y a aucun répit sur la SwissPeaks, le niveau de difficulté est très élevé, plus dur qu'un Tor des Géants c'est certain.

A Finhaut justement, j'y arrive à 1h04 du matin, mon corps réclame un peu de repos, je m’exécute car m'attends la longue ascension vers le col de Fenestral (2450m). Je ne compte plus les heures de sommeil, j'ai décidé d'en profiter! Je crois bien néanmoins que j'en suis dans les 8h en 4 jours.

Je repars de nuit pour, comme d'habitude, me concocter un petit lever de soleil pas dégeu là haut au col. Et je dois dire que je commence à être bon en timing puisque  j'arrive à 6h40 au col ! Éclatage de mirettes, festival de pureté, feu d'artifice de fééries, kermesse de couleurs, j'arrête, vous avez compris le principe !

SwissPeaks 360 : Le doublé !!
SwissPeaks 360 : Le doublé !!SwissPeaks 360 : Le doublé !!
SwissPeaks 360 : Le doublé !!

Rebelotte vers le col d'Emaney (2462m), j'adore cette partie, dernière section très technique, très pentue, de cette SwissPeaks avec le passage au col de Susanfe, je profite pleinement car de toute façon plusieurs passages demandent une attention très soutenues pour pas tomber. Impossible d'aller vite. Et puis les myrtilles m'appellent sans arrêt et je succombe, faible comme je suis.

Se profile le magnifique et resplendissant cirque de Susanfe, le barrage, l'auberge. La descente vers l'auberge se passe bien, 10h37, petit dèj' à base de charcut' fromage, bouillon. C'est reparti pour la montée au col de Susanfe sous une chaleur accablante, déjà, tous les bras de rivières ont droit à une visite, mais je me pleins pas car en 2018 j'ai rien vu de cette montée, c'était l'apocalypse, aujourd'hui c'est tout l'inverse !

SwissPeaks 360 : Le doublé !!SwissPeaks 360 : Le doublé !!
SwissPeaks 360 : Le doublé !!SwissPeaks 360 : Le doublé !!
SwissPeaks 360 : Le doublé !!SwissPeaks 360 : Le doublé !!SwissPeaks 360 : Le doublé !!

Quel contraste aujourd'hui quand j'arrive à la cabane Susanfe, je découvre enfin le paysage qui m'entoure ! Rien que pour ça je suis content d'être revenu ! Pause bien méritée avec cette année non pas une tarte aux myrtilles mais un cake chocolat-banane à tomber par terre, d'ailleurs je m'assois. Quelle gentillesse des bénévoles, quelle ambiance, tout est beaucoup plus cool sous le soleil ! Du coup le Pas d'Encel n'est qu'une formalité. S'en suit 3 grosses montées avec Cédric et un collègue à lui, puis je retrouve mon pote belge que j'avais perdu de vue. A nous 2 on parvient à relancer sur les parties plates avant la Base Vie des Crosets, aider par les premiers du 90km qui nous déposent dans une foulée tellement aérienne que je suis jaloux ! J'essaie du coup de reproduire mais le résultats est lamentable, on dirait un pantin qui essaie de s'agiter maladroitement, bref j'arrête tout de suite parce que ça ne ressemble à rien.

Et voilà qu'en plus je me plante de chemin juste avant d'arriver à la Base Vie, je la zappe pour monter à gauche 200m de trop, je redescend furibard, je vais devoir retrouver un peu de lucidité. Il est 19h, c'est un peu le bordel dans cette BV, toutes les distances de la SwissPeaks se retrouvent, il n'y a aucune logique dans cette Base, ça monte, ça descend, tout le monde se croisent, c'est pénible, je me trouve une table tranquille et commence mon rituel. Puis je pars dormir un peu dans le dortoir, même principe, bouchons d'oreille-pas de réveil ! Je me fais confiance.

Je repars et atteins les Portes de l'hiver (2032m) à 22h15. S'en suit 10km d'une très longue et pas très fun descente sur Morgins où je me fais doubler maintes fois par les coureurs du 170 et du 90. Je garde mon rythme, ça court pas très vite mais ça court ! Morgins, je me refais une micro-sieste, repars et retrouve Cédric et un autre collègue pour la montée velue du Bec du Corbeau, j'avais oublié comment c'était pentue... pentue en montée et surtout en descente, mon cerveau n'a vraiment gardé que le best of de la 1ère édition !

A Conches, dans le chalet qui sert de ravitaillement, à 3h43 du mat' un incident survient, un coureur arrive, entre dans le chalet et s'effondre littéralement sur le sol en se cognant la tête sur le coin de la table. Inconscient. Tout le monde est sous le choc, les bénévoles réagissent très bien, PLS, secours, il finit par rouvrir les yeux au bout de 10 longues minutes. L'hélico viendra le récupérer. Déshydratation sévère. On se dit qu'heureusement qu'il ne s'est pas évanoui plus tôt dans la descente, car le résultat aurait été autrement plus grave.

Il y aura 3 secours hélico sur cette édition, heureusement sans graves conséquences.

On repart à 3 puis à 6 encore un peu choqués, on va du coup rester le reste de la nuit en groupe, pour s'empêcher de s'endormir, se motiver, et garder l'attention dans ces dernières descentes très courtes mais vraiment très pentues. La fatigue change tout, il faut ralentir, se motiver, aller chercher loin les forces en soi, se dépasser, dépasser les douleurs, tout se passe dans la tête.

 

J'arrive à Torgon, le jour est là, dernier jour, ça sent la fin, il reste 2 grosses montées, je ne m'arrête quasiment plus, une dernière descente de 1000m, je parviens à me motiver comme jamais depuis le début de la SwissPeaks, surmonte les douleurs, le Lac Léman est là, tout prêt, me voilà sur les berges du Bouveret, Matthieu est là pour m'accompagner sur les derniers mètres, il a fait une course de folie, une course de furieux, 7è au scratch !

Je franchis l'arche d'arrivée à 11h41, hyper heureux, en 64è position (107h41').

SwissPeaks 360 : Le doublé !!
SwissPeaks 360 : Le doublé !!

Hyper heureux car c'était pas gagné, manque d'entrainement, tendinite récalcitrante, quand j'ai vu qu'il allait falloir jouer avec la forme du jour, j'ai décidé d'en profiter, de profiter des paysages et de cette météo finalement exceptionnelle.

 

Un immense merci à tous les bénévoles et aux organisateurs pour avoir su maintenir cette édition inoubliable, ils ont eux aussi surmonter bien des obstacles !

 

Pour moi le doublé !! 2018 / 2020 !!

Et une parenthèse enchantée dans ce monde de fous.

 

J'ai juré de ne pas revenir sur cette traversée mythique, la plus dure d'Europe selon moi et selon beaucoup d'autres. Pas en 2021 en tout cas 😂

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article