Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
ENFIN LE BLOG TRAIL D'ALBAN !

ENFIN LE BLOG TRAIL D'ALBAN !

SwissPeaks 360 : une merveilleuse traversée du Valais

Enfin Le Blog Trail d'Alban —
SwissPeaks 360 : une merveilleuse traversée du ValaisSwissPeaks 360 : une merveilleuse traversée du ValaisSwissPeaks 360 : une merveilleuse traversée du Valais
SwissPeaks 360 : une merveilleuse traversée du Valais

Dimanche 2 Septembre 2018, Oberwald, Valais, Swiss Alps :

 

Je suis sur la ligne de départ pour traverser la totalité du Valais à pied en partant des Glaciers pour rejoindre le lac Léman en passant par les vallées alpines aux pieds des 4000, soit 360km - 26000m d+.
C’est pour ma part mon objectif de l’année 2018 et 1000 questions tournent dans ma tête depuis plusieurs jours !

Je n'arrive pas à me représenter mentalement ce qui m'attend. Le déraisonnable a toujours eu une attirance irrésistible sur moi. Aller voir plus loin, vivre plus fort, pousser mon corps un peu plus loin, pousser mon esprit dans ses derniers retranchements et voir ce qui apparaît, me dépouiller de toutes mes enveloppes, comme un oignon, pour atteindre l'essence, l'essentiel. 

Dans quelques minutes, toutes ces questions cesseront, et toute mon énergie sera concentrée sur l'instant présent ! 

Dès le début, c'est le plongeon dans la haute montagne, grandiose: glaciers, sommets, vallées nous entourent, nous enveloppent. Je me sens vraiment bien, content d'être ici, sûr d avoir tout mis en œuvre ces derniers mois, ces dernières années, pour aller au bout de cette immense traversée. L'ambiance est vraiment bonne parmi les coureurs, insouciance bonne enfant, tant de fois partis sur les chemins, tant de fois revenus de loin. Comme moi riche de multiples expériences vécues, nous sommes conscients de ce qui nous attends, conscients que l'entraide va primer sur la place au classement, que la solidarité va l'emporter sur les égos, que ce sera ensemble que nous nous verrons franchir dans plusieurs jours les rives du lac Léman, 360 km plus à l'ouest !

SwissPeaks 360 : une merveilleuse traversée du Valais
SwissPeaks 360 : une merveilleuse traversée du Valais
SwissPeaks 360 : une merveilleuse traversée du Valais
SwissPeaks 360 : une merveilleuse traversée du Valais

Et pourtant c'est sur un rythme soutenu que les 30 premiers km défilent, il faut bien évacuer la pression! La règle du jeu est simple : ne jamais se mettre dans le rouge, mais dès les premières pentes je vois bien que ce n'est pas possible, il faut bien caser les 26000m de d+ quelque part ! Et en Suisse le savoir-faire en matière de pentes n'est plus à démontrer ! C'est raide, très raide, et pas vraiment roulant.. même les vaches sont perchées sur les rochers, ça paraît normal. 

A la BV1, Binntal, km 56, il y a trop de monde pour pouvoir se poser et fermer l’œil, ce sera donc une 1ere nuit blanche. 

Des groupes se forment dans la nuit, et je retrouve Matthieu, avec qui j'ai fait un gros morceau de la PICaPICA 3 semaines avant, quelle coïncidence ! On avait bien rigolé en Ariège et je retrouve la bonne entente intacte, nous voilà donc partis pour faire un gros bout de cette SwissPeaks ensemble. On a cependant pas la même stratégie ! Lui veut envoyer du gros dans le d+ et marcher dans les descentes pour emmener ses genoux le plus loin possible et moi je suis plutôt moins violent dans la vitesse ascensionnelle, mais dévale dans les descentes sans trop me fatiguer et trottine sur le plat pour gagner du temps, tout est une question de dosage, et d'un peu de technique.

Du coup je le laisse filer par moment, lui laissant exprimer son côté bourrin et je le retrouve un peu plus tard, un peu plus loin.

La météo est avec nous: ciel étoilé, quart de lune, silence de montagne, pas de vent, ambiance paisible, l'odeur de la pierre. Je suis dans la zone aphotique, entouré par des contreforts, pics, sommets, alpages, je suis minuscule, je vis pleinement !

SwissPeaks 360 : une merveilleuse traversée du Valais
SwissPeaks 360 : une merveilleuse traversée du Valais
SwissPeaks 360 : une merveilleuse traversée du Valais

Les montées de 1000m d+ s'enchainent, me voilà à nouveau sous le soleil, quel jour sommes-nous ? Qu'importe, hors du temps, dans cette magnifique petite vallée enchâssée du Valais germanophone. A nouveau un environnement incroyable, dans un cadre merveilleux, entouré par des glaciers majestueux.

Le parcours est vraiment magnifique, pas trop technique pour l'instant, mais les choses sérieuses vont s'amorcer, les parties brutales se présentent, entre le 120e et 300e kilomètres. Et effectivement c'est du trapu: montées dans les blocs, pentes abruptes, j'avoue que suis surpris de la difficulté de progression. C'est cassant, avec des passages aériens, des descentes version désescalade avec des chaînes, j'adore ça, je ne suis pas déçu.

Je ne me suis pas trompé en venant ici, je suis sur une vision rustique du trail, un retour aux origines, non aseptisé, non pas un trail mais une aventure en montagne, non pas une course, mais une ballade montagnarde où le plaisir de courir laisse la place au plaisir de prendre son temps dans la verticalité.

 

Me voilà sur le parcours de Sierre-Zinal, je retrouve les vues spectaculaires de 2010 sur les 4000 valaisans: Weisshorn (4506 m), Zinalrothorn (4221 m), Obergabelhorn (4073 m), Cervin (4478 m) et Dent Blanche (4357 m). C'est époustouflant !

SwissPeaks 360 : une merveilleuse traversée du Valais
SwissPeaks 360 : une merveilleuse traversée du Valais

A Zinal, je prends le temps de soigner les bobos, manger le délicieux poulet-riz au curry, dormir un peu, la partie que je redoute le plus est pour maintenant : 40km et 4000m d+ il va falloir être patient. Chaleur, auto-gestion, il faut que je calme mon esprit en fusion, ne pas emballer la machine, respirer, profiter, tout va bien, je suis au cœur de ce moment, de cet endroit où je désirai être depuis si longtemps. Je souris. Cervin, col de Sorebois, lac de Moiry d'un bleu émeraude : mer et montagnes s'offrent à moi.

SwissPeaks 360 : une merveilleuse traversée du Valais

Puis revoilà la nuit, à nouveau, je monte vers l'énorme barrage de la Grande Dixence, sans fin. Enfin, 200km, 15200m d+. Ai-je déjà couru au-delà des 200km ?

Je retrouve Matthieu et sa tête, enfouie dans ses bras, sur une table. Je le laisse dormir, les bras de Morphée m'attendent également. 

Je repars à l'aube, avant le lever du soleil pour la plus belle et la plus sauvage des sections de cette SwissPeaks : la traversée de Grand Désert, 2900m, et le passage du col de Louvie, 2932m. Cette section où il est impossible de courir, où plusieurs passages méritent une attention soutenue, car le droit à l'erreur n'est pas permis, est d'une pure beauté, d'une exceptionnelle harmonie, d'une lumière sublime, je suis littéralement subjugué par cet endroit. Je voudrais tout arrêter l'espace d'un instant, m'allonger, ne plus bouger, arrêter le temps et sa course, respirer l'air pur de ces montagnes pour en imprégner mon corps, ma tête, mon esprit. Tout est élégance.

SwissPeaks 360 : une merveilleuse traversée du Valais
SwissPeaks 360 : une merveilleuse traversée du Valais
SwissPeaks 360 : une merveilleuse traversée du Valais
SwissPeaks 360 : une merveilleuse traversée du Valais
SwissPeaks 360 : une merveilleuse traversée du Valais
SwissPeaks 360 : une merveilleuse traversée du Valais
SwissPeaks 360 : une merveilleuse traversée du Valais

Je serais bien resté là un moment, mais voilà, le prochain ravito est à Plamproz, 1600m plus bas... les quadris et les rotules commencent à chanter, et c'est pas la mélodie du bonheur. Quel parcours de ouf'.

Je prends le temps de reprendre mes esprits, de refroidir la machine, de souffler. Et c'est reparti pour une montée sèche à la cabane Brunet, 770d+. Et là incroyable, miracle, une forme invraisemblable apparait, comme par magie. Voilà que je me met à faire cette montée avec une énergie faramineuse, et je me pose pas de questions : 1h pile j'atteins la cabane, euphorique, de ce qui restera ma meilleure montée de cette SwissPeaks ! Et c'est pas fini, je ne m'arrête pas à la cabane, direction la cabane de Mille, je trace, je compte bien boire le calice jusqu'à la lie !

Encore 600m d+ et me voilà au coucher de soleil à la surplombante cabane de Mille, 2500m.

Waouh, quelle belle section je viens d'envoyer là !! Je suis comblé et béat !

Le panorama est tout simplement démentiel.

SwissPeaks 360 : une merveilleuse traversée du Valais
SwissPeaks 360 : une merveilleuse traversée du Valais
SwissPeaks 360 : une merveilleuse traversée du Valais

J'enfile polaire, bonnet, gants, frontale, car la température va chuter sérieusement, largement sous le 0° ressenti. Je ne vas trop trainer pour pas me refroidir dans le merveilleux parcours en crête qui m'attends, puis la longue descente vers La Douay. Ça y est la nuit est bien entamée et l’énergie en moi s'en est allée. Il faut remonter à Champex, 5km et 700d+ et là je meurs littéralement sur place, je crois que je m'endors sur le bitume, je somnole, je divague, heureusement accompagné par 4 coureurs et Francesca, une italienne avec qui je cours depuis bientôt une journée. On se soutient, s'encourage, je ne marche plus droit, mes yeux se ferment, j'en peux plus, je pars à gauche, me rattrape avec les bâtons, je ne vais pas y arriver, Champex, mouroir de l'UTMB.

1h30 du matin. Dans quel état j'étais en 2011, et 2012 lors de mes 2 UTMB ?

Je pars dormir, mon cerveau hurle la rémission. 250km, 18600d+.

BV5 ChampexBV6 Champéry : 53 km – 3500 d+ / d-

Je m'étais dit, si je vois Champéry, dernière base vie, plus rien ne m’empêchera de finir.

C'est l'étape-clé de cette traversée. Je repars en fin de nuit de Champex, mon corps envoie des signaux à mon système central : pourquoi tu continues à me maltraiter comme ça? Mais le système central est absent, le mode machine a été enclenché ! J'attaque la célèbre montée de Bovine. Pas très fun cette montée, rien à voir, je suis seul, nuit noire, silence de la forêt, ombres inquiétantes, tiens, j'ai toujours pas eu d'hallucinations, étonnant, je suis donc plutôt lucide, signe d'une bonne hydratation... je me met à parler tout seul. 

A l'aube, je rejoins des coureurs moins frais. Je m'arrête un peu à la Giète, pour marquer le début d'une nouvelle journée décisive. Tourner mentalement la page de la nuit passée. Au menu thé et nutella.

Col de la Forclaz, me voilà, puis terrible et tellement inutile descente dans la gorge de la Tête Noire et terrible et tellement inutile remontée à Finhaut. Cassage de moral, cassage de cuisses, pour un passage qui n'a vraiment rien à faire ici. Décevant.

Heureusement la haute montagne se rapproche à nouveau. Le col d'Emaney et le col de Susanfe, les 2 gros morceaux d'anthologie de cette traversée. Je suis prêt à tout donner pour ces 2 derniers monstres techniques et ces 2 derniers véritables cols alpins, aériens et sauvages. Et je ne suis encore une fois pas déçu, ça grimpe comme jamais, mais je suis bien, dans un bon rythme, je prends même le temps de gouter les merveilleuses myrtilles qui jalonnent pendant un temps les pentes. Un délice d'antioxydant. J'arrive au col et plonge vers l'éblouissant barrage de Salanfe. Je m'aperçois que je monte beaucoup mieux que je descends à présent. Les douleurs sous-rotuliennes sont désormais omniprésentes. Je serre les dents.

 

Vue depuis le col d'Emaney : l'éblouïssant cirque de Salanfe, en bas le barrage, en face le fameux col de Susanfe, 2494m

Vue depuis le col d'Emaney : l'éblouïssant cirque de Salanfe, en bas le barrage, en face le fameux col de Susanfe, 2494m

Barre rocheuse, pose de mains, passages aériens, étroits, vertigineux, je suis au paradis mais, je ne m'y trompe pas, après 280km l'enfer est à moins d'un pas de travers... c'est tout simplement très dangereux. Celui ou celle qui n'aurait pas tous ses esprits et ses capacités en cet instant précis risquerait tout simplement sa vie. Et voilà qu'avant le passage du col, le temps se gâte, quelque chose prend place face au rêve de l'instant passé : pluie, vent violent brouillard, froid glacial surgissent sans prévenir. Vite je sors la goretex, et accélère, une décharge d'adrénaline me dit qu'il ne faut pas trainer ici, qu'il faut basculer au plus vite et descendre sans tarder, oublier les douleurs, je surmonte les affres dans une pulsion de conservation. L'hostilité a pris place. Au col, je me laisse rejoindre par un coureur pour trouver le passage de la descente, on y voit plus rien, ça souffle violemment et la pluie horizontale fouettent les visages, le brouillard nous encerclent, après quelques hésitations je trouve le bon chemin. Je cours.

...

Je cours jusqu'à la cabane de Susanfe, avec mon comparse du moment.

Et je voudrai tirer un coup de chapeau aux filles de la cabane de Susanfe. Quand nous sommes descendu du col détrempés en mode zombie, elles nous ont chouchouté à coup de tartine de beurre, soupe chaude, tarte aux abricots orgasmique, café, paroles adorables, encouragements, pour que tout le monde puisse récupérer, avant de passer le dangereux pas d'Ancel et l'infernale descente de 1440d- Je les remercie encore mille fois. Cœur avec les doigts !

Cette descente infernale de par sa technicité : échelles, chaines de désescalade glissantes, descentes en marche arrière accroché aux rochers, filet de sécurité et mains courantes pour contenir le vide : un vrai merdier vertigineux avec plaques commémoratives qui jalonnent le trajet... Je crois que j'atteins le climax de la course. Incroyable. Séché, bouche bée, devant un tel parcours, après tant de jours, tant de km, en manque de sommeil, je suis ahuri !

 

Champéry : 300 kilomètres.

Je décide de faire une très grosse pause, je veux repartir comme neuf de cette BV. Finir en étant acteur de mon corps, pleinement clairvoyant, décidé à ne pas subir, avec la possibilité à tout instant de faire surgir le warrior qui sommeille en moi, de faire surgir cette réserve d'énergie, de puissance et de détermination au moment où j'en aurai besoin.

Pour ça la stratégie est la suivante : Hachis parmentier, douche, changement de tenue complète, boisson récup', podologue, massage, 2h de sommeil, re-hachis parmentier et GO. A MOI LE LAC LÉMAN !

Je repars dans la nuit avec un copain Belge et nous entamons la montée de Chaux-Pâlin. Et là, tenez-vous bien, moi qui croyait en avoir fini avec les passages dangereux et scabreux, je me remet à manger ma casquette. Je n'ai plus de mot pour décrire la punition qui nous ai infligée.

C'est trop. Je met la frontale à pleine puissance pour être certain de ne pas rêver devant la dangereuse verticalité de la montée. Obligé de tenir les bâtons d'une main, de grimper des dizaines et des dizaines de mètres de chaines et de rochers glissants de l'autre. Il fait nuit noire mais je sens bien que si je fais un pas de travers, c'est la chute. L'odeur du vide sur l'arête des Esserts se fait sentir, je garde tout mon calme.

Enfin passée cette terrible section, je peux enfin recourir et relâcher mon attention mise à rude épreuve. Morgins, km320, besoin de redormir à nouveau, calmer mon esprit en fusion. Bec du corbeau, col de la Croix, col du Blansex, autant de terribles et raides montées glissantes qui n'ont d'égales que leurs aériennes et casse-gueules descentes. Qu'importe je suis devenu mentalement indestructible, si proche du bonheur. Dernière bosse, 375d+, je sors le grand jeu.

Je pousse sur les bâtons comme si ma vie en dépendait, les gens m'encouragent, sont impressionnés, je me met dans la tête de Xavier Thévenard 15 km avant sa victoire la semaine passée. Voilà que je transpire pour la première fois depuis 4 jours, je suis en mode KV !

Lac de Taney, je m'arrête à peine, les bénévoles hallucinent, il reste 11 km de descente, je dégoupille, je me met à courir comme un dimanche matin pour une sortie de 15 bornes à Pech David. Je rigole comme un imbécile, je suis en train de me cramer et ça, c'est vraiment bon! 1100m de d- plus tard, j'entre au Bouveret comme un hystérique, je suis fou, il est 17h00, le lac Léman est là, j'en ai tellement rêvé, je finis comme je l'ai rêvé, à fond, c'est parfait, dernier virage à gauche, puis à droite, je ralentis, je marche, je respire, l'arche est là, là pour moi, je m'arrête, dessous, hurle de toutes mes forces en levant les bras vers le ciel.

 

123h17 après être parti d'Oberwald, je jubile ! Le bonheur est total !

50è/327. 193 finishers à l'arrivée !

50è/327. 193 finishers à l'arrivée !

Quelle semaine ! Ces Alpes suisses m'en auront fait voir de toutes les couleurs. Une sacrée aventure à jamais gravée dans ma mémoire.

Je partage mes émotions avec tous les autres coureurs, et profite les jours suivants du Bouveret et du lac Léman pour me refaire un début de santé, buffet à volonté, podo, massage, cryo, re-buffet à volonté, nuit à La Lagune, bières, retrouvailles et rigolades avec les nombreux coureurs croisés et recroisés durant ces 5 derniers jours. Le temps est venu de savourer, profiter, apprécier pleinement ce que je réalise à présent : avoir repousser mes limites et avoir entrouvert une porte vers un monde que je pensais inatteignable quelques années auparavant.

Je remercie tous les bénévoles pour leur gentillesse, leur patience, les podo, les médecins, les kinés, je remercie le hachis parmentier, merci pour tous les messages de la famille, amis, ça m'a fait un bien fou, même si j'ai pas pu répondre à chaque fois, merci spécial à Denis et Hatsumi pour l’accueil avant et surtout après qui m'a fait renaître de mes cendres !

Des points négatifs à l'orga évidement, des red flags même (suivi gps défaillant, impardonnable, passages très limites après 200kil et 300kil, des sections inutiles, merci la météo bienveillante, un miracle aucun blessé grave a déplorer).

 

 

Quant à moi, je veux plus que jamais continuer ce genre d'aventures, continuer à gravir des montagnes, à faire de longs voyages dans des contrées sauvages. Explorer, courir sans raison, être là, dans l'instant présent, éveiller mes sens, aller chercher librement une réalité plus profonde et lointaine que je ne le pensais.

 

A bientôt pour de nouvelles aventures.

 

Keep running!

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article