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ENFIN LE BLOG TRAIL D'ALBAN !

ENFIN LE BLOG TRAIL D'ALBAN !

Ronda Del Cims 2017 : 48h d'une épopée hors-norme

Enfin Le Blog Trail d'Alban —

Un truc énorme. Une organisation phénoménale, la Ronda est une tuerie de trail haute montagne avec des hors sentiers de dingue,

cette course est une merveille, une merveille où la patience, l'humilité, le mental, le physique sont mis à l'épreuve du départ à l'arrivée. Absolument aucun répit. J'en ai pris plein les yeux, et pleins les jambes.

170km 13.500m D+ 13.500m D-

Des doutes, de l'euphorie, de la résignation, de la fatigue, la renaissance, la remotivation, à l'image de la vie, la Ronda est un condensé d'émotions pures, une grande introspection de 48h, une confrontation avec soi-même, ses peurs, ses joies, ses désillusions, son courage, ses moments inoubliables, ses rencontres, et l'arrivée, l'arrivée d'une boucle, quoi de plus symbolique, de plus beau, après avoir fait le tour d'un pays, le tour d'Andorre, le tour de soi-même ! Magique.

La Ronda c'est des pentes que je n'ai jamais vu ailleurs, du technique, une difficulté incroyable,
le parcours est complètement fou pour nous faire profiter des vues les plus aériennes d'Andorre, quel bonheur !

Ronda Del Cims 2017 : 48h d'une épopée hors-norme
Ronda Del Cims 2017 : 48h d'une épopée hors-norme
Ronda Del Cims 2017 : 48h d'une épopée hors-norme
Ronda Del Cims 2017 : 48h d'une épopée hors-norme
Ronda Del Cims 2017 : 48h d'une épopée hors-norme
Ronda Del Cims 2017 : 48h d'une épopée hors-norme
Ronda Del Cims 2017 : 48h d'une épopée hors-norme
Ronda Del Cims 2017 : 48h d'une épopée hors-norme
Ronda Del Cims 2017 : 48h d'une épopée hors-norme
Ronda Del Cims 2017 : 48h d'une épopée hors-norme
Ronda Del Cims 2017 : 48h d'une épopée hors-norme
Ronda Del Cims 2017 : 48h d'une épopée hors-norme
Ronda Del Cims 2017 : 48h d'une épopée hors-norme
Ronda Del Cims 2017 : 48h d'une épopée hors-norme
Ronda Del Cims 2017 : 48h d'une épopée hors-norme
Ronda Del Cims 2017 : 48h d'une épopée hors-norme

J'aurai tout connu sur cette Ronda del Cims :

un beau départ matinal dans l'insouciance, l'inconscience? avec feu d'artifice et bandas qui hérissent les poils; 

au 15èkm, un magnifique groupe d'izards qui passent devant moi en sprint dans la montée du Collada de Ferreroles (2532m) !! magique;

puis une chaleur accablante, où je me retrouve à sec sur une section qui aurait pu me couter cher, à la limite de la déshydratation;

mais aussi une forme étonnante après réhydratation ! , sur la montée du clot cavall et du Coma Pedrosa (2942m) où je me suis fait un vrai kif en montée malgré l'incroyable niveau de difficulté et de concentration nécessaire ! Quelle vue, mais alors quelle vue au sommet ! ... un paroxysme de beauté rendu plus fort émotionnellement au vue de la dépense d'énergie fournie ;

des crêtes vertigineuses menant au Bony de la Pica avec encore une fois des vues à couper le souffle, puis une descente très technique dans un couloir où mieux vaut pas aller trop vite car l'erreur y est interdite;

puis un énorme coup de moins bien durant la nuit, après la Margineda,1ère BV. Et ceux malgré 2 micro-sieste répétées, je sympathise avec une espagnole bien marrante qui râle tout le temps et on se relais toute la nuit;

une interruption de course de 2h le dimanche en raison d'orages de grêle. Cette interruption sauvera le reste de ma course en réalité: j'en ai profité pour soigner mes pieds dans le magnifique refuge d'Illa à 2485m d'altitude, 116è km : au menu perçage d'ampoules, strap, découpage de peau, je passe quelques détails, j'ai mangé, bu, dormi, re-manger, re-bu, re-dormi !

Puis je suis reparti comme une balle quasiment tout neuf ! Dans des paysages toujours plus grandiose, ce Vall del Madriu, classé à l'Unesco, est une perle unique, un eden, puis passage au Portella Blanca, 2516m, ici je suis à la frontière de 3 pays: Espagne, France et Andorre;

à la BV2, Pas de la Case, km 130, je prends mon temps, je change tout, chaussures, chaussettes, tshirt, frontale, sieste, ravitaillement complet, et je repars seul en cette fin de journée (beaucoup d'abandons) et me concocte un coucher de soleil qui s'annonce vraiment pas dégeu, dans la montée du Pas de las Vaques, 2575m, encore un grand moment de montagne. Je sais que c'est presque gagné, qu'il faut tenir, être patient, maintenir un rythme tout en gardant un peu de réserve pour les 15 derniers kilomètres très roulants.

Encore 2 énormes montées et c'est la bascule finale, la libération, le retour à Ordino, l'arrivée !

Je ne lâche rien, la nuit est passée si vite, une belle nuit de pleine lune dans la montagne, pas un seul nuage, les étoiles comme compagnons et voilà que je recours au petit matin pour revenir dans la réalité : ça y est, je l'ai fait ! Yes !

72è, 48h58'  400 participants, 184 finishers

72è, 48h58' 400 participants, 184 finishers

Merci aux bénévoles, à l'organisation sans faille, qui n'a pas hésité à neutraliser la course quand la météo l'a exigé, la meilleure orga que je connaisse actuellement, des ravitaillements en or, des podo parfaits, des dotations hors normes, un balisage impeccable, bref une machine de guerre huilée à la perfection pour une course hors normes, hors catégorie, que je me devais d'avoir bouclée une fois dans ma vie de traileur !

Place à la récup', qui s'avèrera plutôt rapide à ma grande surprise, 3 jours après me revoilà d'attaque, serais-je devenu une machine ?!

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